« Je suis de l’o » / Lili la tigresse. – La lune : wordpress, 2014.

Je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’eau, je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Je suis de l’eau

Aussi transparente qu’un petit fantôme, aussi visible que le soleil, aussi claire qu’une âme sereine, aussi obscure qu’une âme furieuse.

Je suis de l’eau je suis de l’eau

Je suis jaune, argentée, dorée, noire, verte, marron, grise, orange, rouge, mais je ne suis pas bleue sinon je n’ai rien compris à  La jeune fille à la perle.

Je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’eau

Je suis de l’eau de mer, calme, apaisée, tranquille, sage, reposée. Je me laisse porter par un vent doux et chaud qui trace des sillons sur mon corps en mouvement. J’avance lentement vers le rivage, au rythme de l’amour, j’avance encore jusqu’à me dissoudre en écume triomphante. J’éclate en mille gouttelettes scintillantes, brillantes, resplendissantes ; éclaboussant, inondant et illuminant toute la surface de la terre. Je suis la même vague douce et généreuse qui répète inlassablement la même musique harmonieuse.

Je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’eau

Je suis de l’eau de l’océan, déchaînée, énervée, agitée, révoltée, furieuse, folle, passionnée. Je lutte contre un vent puissant et en colère. Je lutte mais je l’aime. Je ne peux vivre sans lui. Le vent et moi-même ne faisons qu’un. Une étreinte délirante, sauvage, frénétique et sans fin. Une étreinte d’une blancheur explosive et infinie qui envoie voltiger les règles de la ponctuation. Pas de pauses pas d’inspirations ni expirations silencieuses et méditatives mais des milliers de soupirs assourdissants et incessants.

Je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’eau je suis de l’eau

Je suis de l’eau douce, celle des ruisseaux, des rivières et des fleuves, qui se jette dans les mers et les océans. Je suis verte comme les algues et les arbres, ocre en automne, noire en hiver, verte au printemps et jaune en été. Je suis aussi fluide que les pensées évanouies, aussi fugace que les souvenirs d’enfance, aussi furtive que les sentiments, aussi éphémère que la vie. Je continue de couler inlassablement, je m’achemine éternellement vers les mers et océans divins, vers les profondeurs infinies des grandes eaux.

Je suis de l’eau

Froide comme la glace, chaude comme l’astre du jour, opale comme l’astre des nuits, toujours vivante, toujours morte. Infinie et éternelle. Incroyablement belle.

Merci François

Merci les divines Montagnes, vous qui, comme Atlas, soutenez le poids du monde et le rendez plus léger pour nous.

Merci Petit Fantôme (Je t’aime).

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