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Après la trilogie Celle que, Vanyda nous sert Un petit goût de noisette. Laquelle je préfère ? Valentine, bien sûr, moi, l’éternelle adolescente aux contours mal dessinés, l’inachevée, le brouillon, l’esquisse que je suis et resterai 😉 Bref, Un petit goût de noisette donc… C’est onctueux comme un yaourt Chambourcy (je sais, ça existe plus), savoureux, délicieux. J’ai dégusté ces jolies histoires relatant un petit morceau du parcours relationnel de 12 personnages auxquels on aurait bien eu envie de s’attacher (frustration !!! mais la frustration a parfois du bon…). Certains cherchent leurs moitié, d’autres recherchent une simple rencontre, un instant de bonheur (disons-le, un coup d’un soir). Infidélités, trahisons, romantisme, râteaux, amours sincères et/ou impossibles sont au rendez-vous. Les histoires et personnages se lisent en couleurs, celle qui leur va le mieux. Un rose-marron pour Benoît qui doit lire des histoires à Clara, l’enfant qui sait que l’on finit six pieds sous une terre marron… dévoré par les vers. Oui ça lui va bien : le marron c’est un peu négatif (non ?) et Benoît est con, très con, trop con pour séduire Chloé, l’infirmière qui doit gérer les petites Clara. Le orange automnal pour Aymeric et Luna, qui s’accorde avec toute la mélancolie du mauvais timing. Un rose fuchsia et crépusculaire pour le pauvre Barnabé, le loser de la drague qui se connecte sur Meetic dès la tombée de la nuit 😉 Rouge sangria pour Manon et ses doc’s qui part en Espagne rejoindre d’anciens amis Erasmus dont le séduisant Esteban aux beaux discours sur l’instant présent. Mais surtout le vert de la noisette pas encore mûre, du fruit défendu pour Corentin et la petite Eléonore. Et comme on a toujours des personnages préférés, bon vieux processus d’identification oblige, Eléonore est ma petite protégée. D’ailleurs, aux jongleries de Corentin feront écho celles d’Abderrazak… et on ne change pas (on met juste…non j’arrête avec Céline) : quand on est comme « un p’tit écureuil qui essaierait d’attraper une trop grosse noisette », on reste ce même p’tit écureuil.

Le travail de la couleur fait de cette BD une œuvre sublime et poétique. L’aquarelle vient souligner le caractère éphémère des rencontres et sentiments qui coulent et se fondent aux paysages en camaïeux. Vanyda saisit le caractère fugace des attirances, l’érotisme des corps désirants, la naissance des émotions, l’aube des amours. Elle capte l’instant présent qui ne sera jamais plus – beau, émouvant, sublime. Et reste sur la langue un doux, agréable, subtil petit goût de noisette qui nous a mis l’eau à la bouche… On en voudrait plus, on en veut toujours plus, on voudrait que ces premiers instants soient éternels. Ils le sont sous le trait de Vanyda. Merci.

dessin-bedethon

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