Big Bang Cats : tomes 1, 2, 3 / Flora Grimaldi, Anna Cattish. – Paris : Grenoble, impr. 2013, 2014, 2015.

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« Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not »

Au Club des Losers de Lozère 😉

Un p’tite BD ado sympathique sur 4 lycéens qui montent un groupe de rock incognito. Je vous présente donc :

A la batterie : Eloïse. Petite, boulotte, mimi. Vêtue de leggings léopards et tee-shirt ornés de têtes de mort. Dotée d’une répartie aussi percutante que sa charleston. Ayant un faible pour les métalleux chevelus.

A la guitare : Baptiste. Intello cintré. Geek acnéique. Régulièrement qualifié de « tapette » par ses camarades de classe. Bienveillant mais le cachant bien. Tête pensante à l’humour noir du groupe. Aimant en silence.

Au chant : Tina. Des rêves plein la tête. Mignonne mais effacée. Naïve et romantique. Sa mère lui achète des bottes de femme qu’elle cache sous son jean. A besoin de se payer un kit de confiance en soi. Petit rayon de soleil et fil conducteur du groupe.

A la basse : Franck. Le beau gosse. Le p’tit con. Agent double entouré de filles-couvertures. Star du lycée, membre du clan Barbara Delahaie (oui), pactisant secrètement avec le club des losers précédemment cités.

Le duo Flora Grimaldi / Anna Cattish sonne plutôt bien avec cette série débutée en 2013. On se laisse vite entraîner au rythme de cette BD musicale où il est aussi question de relations, de sentiments, de construction identitaire, de vie lycéenne. L’amitié naît lentement, entre accords et désaccords. Le désir surgit des profondeurs, sans prévenir, s’amplifie en mode guitare électrique ou se refoule avec gravité en mode basse. Les problèmes liés à l’identité et la différence sont abordés avec talent et humour. L’homosexualité est traitée avec justesse et finesse. Le tome 3 est un petit bijou sur le thème de la perversion narcissique. Les personnages secondaires sont introduits avec pertinence, qu’il s’agisse des parents ou de l’insupportable Barbara Delahaie (oui), la fille populaire du lycée. Nos losers vont devoir batailler contre leur image et appuyer fort sur la pédale pour se faire entendre. Mais au final, ce sont leurs relations et les synergies qui en découlent qui seront déterminantes. L’auto-dévalorisation et l’estime de soi s’entrechoquent au rythme de l’altérité. Les égos en solo résonnent faiblement. Ensemble, ils offrent une symphonie aussi déchirante qu’un bon morceau de rock. Ici, c’est l’amitié qui permet de devenir ce qu’on est et non ce que les gens disent de nous. Et quand j’ai vu se profiler en arrière-plan, sur les murs du garage de Baptiste, l’affiche des Artic Monkeys… vous avez définitivement gagné mon cœur. Au fond, ce qui est évoqué dans cette BD, c’est ce que les individus sont capables de s’apporter entre eux. Ce que raconte très bien cette BD, c’est la constitution d’un « groupe ».

Une bonne BD sur l’adolescence vibrant au rythme des émotions juvéniles et des guitares saturées. On nous les dessine et pourtant on les entend. Let’s rock !

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Un vieux morceau des Artic (ça a été dur de faire un choix parmi les souvenirs 😉 ) (j’aimerais juste oublier mes converse roses 😉 )

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