Brindille T1 et 2, Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci (Vents d’Ouest, 2018/19)

Une quête identitaire aux pays de la féérie.

Quand Brindille se réveille au coeur de la forêt, elle ne se souvient de rien. Et quand le petit peuple d’étranges créatures qui l’avait recueillie disparaît soudainement, l’heure est venue de partir en quête d’elle-même. Mais qui est donc Brindille ? Les étincelles qui auréolent son visage laissent penser qu’elle appartient aux êtres magiques. Est-elle une fée ? Une sorcière ? Une  ombre  pourchassée par les Chasseurs d’ombres ? Le récit pose beaucoup de questions et donne peu de réponses. On s’égare dans les brumes délicieuses du mystère.

Ce diptyque aux illustrations splendides nous entraîne dans une quête aux allures fantastiques. Le dessinateur Federico Bertolucci déploie tout un monde de fantasy aux jeux de lumières éblouissants. Il dessine un univers merveilleux teinté de nature verte sibylline, éclairé par une lumière ocre fumeuse et troublante. L’évasion est totale. Ses forêts soufflent un vent de magie, ses animaux parlent et nous protègent, sa flore enchantée s’anime, ses créatures maléfiques nous effraient, ses sirènes sont d’une beauté vertigineuse. Cette BD est un voyage, ou plutôt une errance, au pays de l’imaginaire. Car l’histoire de Brindille n’est pas seulement une quête magique, elle montre aussi jusqu’où le symbolisme des récits imaginaires peut aller. La fin surprend, laisse songeur et un chuia mélancolique…

Les éditions Vents d’Ouest ont encore soufflé fort sur les contrées du 9è art. Une œuvre sublime entre quête de soi, voyage fantastique et métaphysique.

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